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lundi 14 mai 2012

Les enregistrements de la séance « Commun, Commune et communisme » du 9 mai 2012

Les enregistrements de la séance « Commun, Commune et communisme » avec Pierre Dardot et Chrsitian Laval à l’occasion de la sortie de leur ouvrage Marx, Prénom: Karl du séminaire « Du public au commun » faits mercredi 9 mai 2012 à la Maison des sciences économiques, Paris.

L'intervention de Pierre Dardot
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L'intervention de Chrsitian Laval
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Le premier round de discussion
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Le deuxième round de discussion
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jeudi 23 juin 2011

Enregistrements de la séance : « Discussion collective » du 08 juin 2011

Les enregistrements de la septième séance « Discussion collective » du séminaire « Du public au commun » faits mercredi 08 juin, 2011 à l'Université Paris 6, Paris.

L'intervention de Carlo Vercellone (28:33)

L'intervention de Pierre Dardot (40:18)

Le premier round de discussion (24:50)

Le deuxième round de discussion (22:19)

samedi 15 janvier 2011

Contribution de Pierre Dardot et Christian Laval pour la séance du 19 janvier

Communauté et association


Sous ce titre[1], nous nous proposons d’esquisser la généalogie d’une dualité, qui prit parfois tant historiquement que théoriquement la forme d’une opposition, à savoir celle du « communisme » et du « socialisme », et ce bien avant les fixations sémantiques qui se sont imposées au cours du XXe siècle et qui ont fini par nous devenir tellement familières que nous ne songeons guère à remonter en deçà pour questionner leur évidence. La thèse que nous soutenons est que cette dualité procède en dernière analyse de la dualité entre communauté et association. Or la constitution de cette dernière dualité ne va nullement de soi, en premier lieu sur le plan philosophique. Deux brèves indications suffiront à le faire entendre. Première indication, la critique de Platon faite par Aristote dans le Livre II des Politiques (chapitres 2 à 7 notamment) est entièrement commandée par une question : jusqu’où doit aller l’unité qui est requise par toute communauté politique ? Faut-il aller jusqu’à la communauté des biens comme le préconise Platon dans La République ? Pour Aristote ce serait là un excès d’unification qui aboutirait à la négation de toute forme de multiplicité et, de ce fait, à la ruine de la communauté politique elle-même. Mais cette critique est intérieure à l’exigence de la vie politique comme vie dans la communauté, elle ne convoque jamais l’idée d’association comme alternative possible à la communauté. Seconde indication : Rousseau oppose dans Du Contrat social l’« agrégation » à l’« association » pour mieux penser le contrat social comme un « acte d’association » et le corps politique qui résulte de cet acte à la fois comme une « association » et comme une « communauté » : comme une « association » en ce que la liberté et l’égalité de chaque associé sont préservées, comme une « communauté » en ce que l’acte d’association donne naissance à un « moi commun » qui réalise une unité supérieure irréductible à la simple somme des individus entrant dans l’association.

dimanche 24 octobre 2010

Contribution pour la séance du 3 novembre de Pierre Dardot

La question du passage

Pierre Dardot

« Du public au commun » : le titre du séminaire a tout d’une annonce programmatique, ce qui est plus encore mis en évidence par le thème des deux exposés de cette première séance, « Le passage du public au commun ». En effet, avec le terme de « passage », ce qui est encore implicite dans le titre devient explicite : on a là l’idée, non d’un passage qui serait déjà en cours ou d’un processus déjà engagé, mais bien à mon sens d’un passage qui dessine les contours d’une tâche en ce qu’il définit ce qui est souhaitable et même nécessaire, ce qui mérite par conséquent d’être promu au rang d’objectif par et pour l’activité pratique. Entendu ainsi, le titre veut dire : il faut passer du public au commun, de quelque manière qu’on entende ce « il faut » et quelque précaution que l’on prenne pour le distinguer d’un devoir-être abstrait. La question préjudicielle, celle qui se pose préalablement à la question du ou des modes du passage (comment effectuer ce passage ?) est donc la question de la nécessité d’un tel passage (pourquoi faut-il passer du public au commun ?). Mais on peut encore aller au-delà, jusqu’à se demander ce que présuppose le fait même de s’interroger en termes de « passage ». On pourrait se demander quel rapport se trouve par là impliqué entre le point de départ du passage et son aboutissement ou sa fin. De toute évidence, si un passage est possible, c’est que le rapport ne peut pas être un rapport de pure et simple confrontation ou d’exclusion mutuelle. On ne saurait en effet se proposer de « passer du privé au commun » tant le rapport entre les deux est justement d’opposition directe, alors qu’on peut très bien se proposer de substituer le commun au privé, mais à condition d’être conscient que cela même présuppose la destruction du privé, ce qui est tout, on en conviendra aisément, sauf l’amorce d’un passage. La question vaut d’autant plus la peine d’être posée que le public semble à première vue s’opposer également au privé, c’est-à-dire avoir le même contraire direct que le public, de sorte qu’il paraît assez tentant de rapprocher le commun et le public jusqu’à les rendre indiscernables l’un de l’autre.