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jeudi 22 mars 2012

Les enregistrements de la séance « Federation, fédéralisme et commun » du 21 mars 2012

Les enregistrements de la séance « Federation, fédéralisme et commun » avec Antonio Negri du séminaire « Du public au commun » faits mercredi 21 mars 2012 à la Maison des sciences économiques, Paris. 

L'intervention de Antonio Negri
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Le premier round de discussion
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Le deuxième round de discussion
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Le troisième round de discussion
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samedi 19 février 2011

Enregistrements de la séance : « Discussion collective » du 9 février

Les enregistrements de la troisième séance « Discussion collective » du séminaire « Du public au commun » faits mercredi 9 février, 2011 à l'Université Paris 6, Paris.

L'intervention d'Antonio Negri et Nicolas Guilhot (31:16)
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Le premier round de discussion (35:25)
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Le deuxième round de discussion (25:40)
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Le troisième round de discussion (23:53)

Contribution d'Antonio Negri et Nicolas Guilhot pour la séance du 9 février

Un premier problème qu’il convient de soumettre à la discussion consiste à déterminer s’il est possible de repousser les limites du droit public (occidental, dans sa version romaine ou dans celle de la common law) afin qu’il puisse préfigurer un dispositif produisant un tertium genus (le commun, le droit du commun) et se soustraire ainsi non seulement à la “chosité” privée et publique, mais aussi au “formalisme” antagonique propre au jeu de la procédure et du procès (qu’il s’agisse du droit occidental ou de la common law).

Dans la tradition du droit romain, les exigences de l’individu (propriétaire) son prises à l’intérieur des relations conflictuelles (à somme nulle, puisque la raison s’oppose au tort juridique) qu’il entretient avec sa contrepartie dans le cadre du procès. La pratique juridique et la jurisprudence ne cessent de reprendre ce dualisme qui, dans la genèse du système capitaliste, revêt inéluctablement le sens d’une constitution de la propriété et reflète sa force fondatrice et omnilatérale.

dimanche 31 octobre 2010

Proposition Antonio Negri pour la séance du 3 novembre



Le commun semble être en Occident le lieu du non-droit. Non seulement il n’existe pas comme concept, mais il n’a pas de statut comme res. Nous reprenons au biologiste Garret Harding (« The Tragedy of Commons », in Science, 1968) une parabole qui illustre ce genre de lecture, et que cite à son tour le juriste italien Ugo Mattei :

Le commun entendu comme ressource librement appropriable, c’est-à-dire comme ressource commune, est une idée considérée comme inimaginable et néfaste parce qu’elle stimulerait les comportements opportunistes d’accumulation qui auraient tôt fait d’en déterminer la consomption définitive. Quand on raisonne de cette sorte, on considère comme réaliste l’image d’une personne qui, invitée à un buffet où une grande quantité d’aliments serait librement accessible, se jetterait sur celui-ci en cherchant à ingurgiter la plus grande quantité possible de calories au dépens de tous les autres, c’est-à-dire à consommer le maximum de nourriture en un minimum de temps, selon un simple critère d’efficacité. Dans un tel modèle anthropologique, le sens de la limite, créé par le respect éprouvé à la fois à l’égard de l’autre et à l’égard de la nature, est ainsi exclu a priori : il est irréaliste dans la mesure où il est fondé sur une vision scientifique purement quantitative.

J’aimerais à proposer un certain nombre de courtes indications pour expliquer ce type de modèle et m’y opposer à mon tour.